Image
Exposition

Black box

Pendant quatre jours, du 22 au 26 mai, le Théâtre Saint-Gervais se transforme en « boîte noire ». Certains personnages seront déjà sortis de cette boîte : Antigone, Médée et Phèdre seront en résidence à Utopiana, sous l’égide de Maya Bösch. La veille de l’ouverture de la « boîte noire » au public, une représentation collective sera donnée à Utopiana.
Il arrive qu’on soit possédé par des forces désordonnées et inquiétantes : des désirs sans destin. Le désir est une intensité autant qu’une intention visant quelque chose. Le désir possède cette double nature : c’est mon désir, mais il me dépasse toujours aussi. Comment rendre visible cette force brute ? Comment démanteler les canalisations qui donnent à nos désirs des destins prévisibles ? Comment faire l’expérience du désir en tant que force, moteur ou catastrophe ?

Les mouvements du désir dessinent un espace de flux partagés, de mouvements collectifs. Au sous-sol de St-Gervais Genève Le Théâtre, un tel espace se tisse au gré des étages et des gradins, dans les interstices et sur la scène. La Boîte noire se déploie dans toute son ampleur au fil de la visite, des images des artistes invités racontent divers
Désirs sans destin par des rythmes, matières, et sonorités.

Avec des travaux de:

  • Ujjwal Utkarsh (Delhi): “Without Travellers”, installation sonore et visuelle de captations réalisées dans les transports publics genevois.
  • Erroristas (Buenos Aires): sélection de vidéors documentant les actions de collectifs d’artistes argentin-exs à l’encontre d’anciens responsables militaires restés impunis dans les années 1990.
  • Uriel Orlow (Londres): vidéo réalisée à Jérusalem dans un hôpital psychiatrique constuit sur des terres palestiniennes.
  • Anna Barseghian et Stefan Kristensen (Genève): série d’interventions avec des philosphes, psychiatres et d’autres à propos de la question “Qu’est-ce que le désir”?.
  • Mikhail Karikis (Londres): performance sonore.
  • Peggy Buth (Berlin): performance autour de son projet “Desire in Representation”, en particulier de l’histoire de Kaelulu.
  • Vana Kostayola et Kostas Stafylakis (Genèv-Athènes): performance.
Evénement
Maison Saint-Gervais

Rue du Temple 5
1201 Genève
Suisse

Galerie photos

Anna Barseghian

Après des études d’architecture en Arménie, Anna Barseghian a continué comme artiste visuelle. Elle a obtenu un diplôme postgrade en communication visualisation infographiques à l’Université de Genève. Parallelement à son travail artistique elle conçoit et réalise des projets dans le cadre de l’association Utopiana, cofondé avec Stefan Kristensen en 2001 à Genève.

Stefan Kristensen

Stefan Kristensen est philosophe, docteur et habilité à diriger des recherches en esthétique et en philosophie. Il est depuis septembre 2019 professeur d’esthétique et dethéorie de l’art à la Faculté des arts de l’Université de Strasbourg.Auparavant, il fut assistant-doctorant au Département de philosophie de l’Université de Genève de 2000 à 2006, collaborateur scientifique dans le même Département de 2007 à 2010, puis au Département d’histoire de l’art de 2010 à 2016, et enfin, de 2017 à 2019, chercheur postdoc à l’Université de Heidelberg avec un projet de recherche personnel soutenu par la Fondation Fritz Thyssen sur la question de l’inconscient dans la psychosomatique. Il a soutenu une thèse de philosophie en 2007 sous la direction de Renaud Barbaras (Paris 1) et une HDR en 2016 sous la direction de Jean-Christophe Goddard.
Il est l’auteur d’ouvrages et d’articles qui explorent le rôle et la structure du sujet dans les pratiques artistiques et dans la clinique psychiatrique. Sa thèse, publiée en 2010 chez Georg Olms sous le titre Parole et subjectivité. Merleau-Ponty et la phénoménologie de l’expression, discute la question du passage du sens perceptif au sens linguistique chez Husserl, Gurwitsch et Merleau-Ponty, et montre que le paradoxe de l’expression (pourquoi exprimer le sens du perçu par le langage si celui-ci n’y ajoute rien, et s’il y ajoute quelque chose, comment être sûr de ce qui a été perçu ?) est lié à la fixation d’une certaine forme du sujet, celui de la connaissance. Il a publié en 2014 un ouvrage surJean-Luc Godard (L'Age d’Homme) où il montre l’importance de la phénoménologie de la perception chez Godard pour comprendre la portée politique de son cinéma. En 2017, il a publié La Machine sensible (Editions Hermann), une étude sur l’expérience subjective du machinique, à travers la psychiatrie, l’art et l’ontologie.

Partenaires

Logo

Ne manquez pas les prochains événements d'Utopiana ! Inscrivez-vous à notre newsletter pour rester informé.

Votre adresse de messagerie est uniquement utilisée pour vous envoyer notre lettre d'information ainsi que des informations concernant nos activités. Vous pouvez à tout moment utiliser le lien de désabonnement intégré dans chacun de nos mails.

Utopiana est soutenue par le Département de la culture et de la transition numérique, Ville de Genève, par l’Office cantonal de la culture et du sport, République et Canton de Genève et par la fplce.

 

Logo

© 2026 - Tous droits réservés.