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Atelier réflexion

Xeno-geo-bio-medialogics

L’installation Xeno-geo-bio-medialogics concerne la « matérialité toxique » de l’Anthropocène. Cet état particulier de la matière géologique tient à l’exploitation de la nature par l’humain dans des systèmes de forages miniers et de traitements des roches pour l’extraction des matières premières, produisant des déchets industriels bien spécifiques qui contaminent l’espace public et détruisent des écosystèmes. Les deux cas d’études se focalisent sur les conséquences environnementales de l’industrie aluminière et des métaux lourds qui en résultent. Ainsi, l’installation comprend divers types d’échantillons (sol, eau, terre, mousse) ainsi que des outils qui tentent une lecture de ceux-ci. Suivant des protocoles tels que l’échantillonnage de l’eau et du sol, la mise en culture de bactéries, la chromatographie, ce mini-laboratoire évolutif permet à la matière biologique et géologique d’interagir, d’interférer et de remettre en question les fondements de notre notion de matérialité et de pollution en questionnant les outils de captation, d’analyse et leur représentation. Leurs échantillons vont servir de base d’analyse et de discussion pour la table ronde et pour les interventions de Jacques Falquet, Sachiko Hirosue et Oliver Keller. Ils seront également « chromatographiés » par Emanuela Ascari.
Evénement
de 14h à 19h
Le commun

Genève
Suisse

Galerie photos

Raphaëlle Mueller

Vanessa Lorenzo et Raphaëlle Mueller travaillent en collectif depuis 2015, notamment sur le projet Xgbml (Xeno-geo-bio-medialogics). Leur but est d’opérer de façon critique les liens entre domaine scientifiques et non-scientifiques, plus particulièrement dans le contexte des crimes environnementaux, par le biais de pratiques artistiques et d’outils alternatifs. Leurs explorations et excavations tiennent à appréhender et la matérialité toxique de l’Anthropocène/Capitalocène et visent à tisser de nouveaux liens inter-espèces et inter-médias.

Vanessa Lorenzo

Vanessa Lorenzo est ingénieur en design industriel. Elle mène un travail théorique spéculatif sur la notion d’hybridation et analyse les biotechnologies d’un point de vue sociétal. Ses réflexions sont nourries par la participation à plusieurs initiatives de bio-hacking, la volonté de conserver des espaces libres et ouverts de production du savoir, ainsi que par la nécessité, pour tout. e designer, de stimuler l’imaginaire social à travers des ateliers participatifs et des interfaces collaboratives dédiés à la poésie radicale de l’Autre.

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