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FESTIVAL TRANS – COLLECTIONS INTIMES

Un projet de Stephanie.Lior Echeinberg, Julie Maret, Benedetta Zaccarello sur une proposition de Julie Maret. Avec la participation de Liliane Maret et de Livia Caputo, P. Danse, Morgan du Gueuloir, Héloïse Miermon, Sabine Zaalene, Vanessa Zurini. En partenariat avec le GRÜ et Utopiana.

Performance publique dans le cadre du Festival TRANS, le 4 et 5 février de 14 à 17 heures, au Théâtre du Grütli.

Collections intimes est la première étape publique d’un plus vaste projet réunissant un collectif pluridisciplinaire de femmes, qui utilisent leurs différents moyens d’expression et d’analyse pour interroger l’érotisme au féminin. Elle se déroule à Genève, sur 11 jours.
D’abord, une première invitation : celle que Julie Maret (plasticienne), Stephanie.Lior Echeinberg (performeuse) et Benedetta Zaccarello (philosophe) adressent aux femmes de Genève, à travers un appel à participation diffusé par le Théâtre du Grütli. Celles qui y répondent sont alors invitées à se rendre pendant plusieurs après-midis à Utopiana, résidence où vivent les trois artistes. À partir de ce moment, et pendant plusieurs jours, le travail se déroule dans un espace fermé, intime, habité par des femmes. Elles prennent part à des séances de pose et à des sessions de travail vocal et corporel, dont le thème central est celui de l’érotisme au féminin.

Les séances sont individuelles, en « tête à tête », elles développent à la fois une expérience intime et une rencontre, l’exposition de soi et la construction d’un espace imaginaire impersonnel. Elles ont la durée d’une heure chacune. Elle se déroulent simultanément dans différents espaces de la villa pendant deux heures et elle se concluent avec une rencontre collective réunissant toutes les femmes qui ont pris part aux rendez-vous.

Pendant ce temps, la maison est close, les chambres sont fermées. Toutefois, les sons, les mots, les voix sont recueillis et écoutés : une trame de paroles et de bruits est construite, un fil qui se tisse à travers les « cells » (chambres). Cette première suite de « performances à huis clos » est ainsi documentée d’une part par les dessins qui y sont produits, de l’autre par les enregistrements sonores.

Ensuite, une deuxième invitation est adressée au public, celui qui voudra venir le 4 et 5 février dans le « Gueuloir » du théâtre du Grütli. Pendant trois heures, il pourra y découvrir un deuxième espace clos, érotique et féminin, multiple et simultané à la fois. Le dessin des corps, aura alors laissé la place à la construction de l’espace, nouveau lieu de la rencontre avec l’altérité du regard d’autrui. Chacun pourra ainsi venir faire sa propre expérience, son propre parcours à travers différentes stations, constituées tour à tour par des installations, des performances, des mots : autant d’images, de mémoires, d’éclats de ce qui s’est passé pendant les séances « intimes » à Utopiana. Autant de traces de différentes femmes et de leur expérience d’un temps de partage autour de leur érotisme.