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Risa Horn

Un Symposium pour l’écoute

« Une feuille est un plateau de pigment incrusté de dentelle vasculaire. Les veines apportent de l’eau du sol à la feuille, où elle est déchiquetée par la lumière. L’énergie produite à partir de cette déchirure de l’eau est ce qui colle les sucres ensemble après qu’ils soient fixés par l’air  »
Hope Jahren

À Genève, nous nous réunissons aux Bains des Pâquis. Nous rencontrons les Genevois pour regarder la lumière du soleil créer des veines extraordinaires de lumière sur la surface de l’eau. Nous voyons les projets de la lumière et la vue encadrée par le béton qui nous entoure, et tout devient très beau. À l’horizon, une montagne. Le vert de la montagne est le vert de millions de plantes qui transmettent leur pigment sur la surface du lac. Nous tournons le dos à la ville et considérons le théâtre du sublime devant nous. Nous nous laissons consumer par la lumière, l’air, l’eau. Certains d’entre nous se jettent à l’eau, balançant leurs corps depuis de hauts lieux jusque dans l’eau en dessous. Nous choisissons l’endroit où nous regardons et ce que nous recherchons. Pendant que nous regardons, nous remarquons tout ce qui se déplace, une symphonie de gestes.

Un symposium pour l’écoute est une performance publique dans les Bains des Pâquis, une stratification du temps réel de l’usage du lieu avec celui du dialogue artistique. Notre intervention est subtile et inopinée : les artistes réalisent une chorégraphie des actions quotidiennes au milieu de l’activité normale du soir aux Bains des Pâquis. Un symposium pour l’écoute contient un certain nombre de méthodes pour communiquer avec les plantes, allant du concret à l’abstrait. Au cours de ces échanges, nous remarquons le mouvement de la ville à travers des couches d’éléments et d’infrastructures. Pendant que nous regardons, nous ne sommes pas seulement témoins des actions, mais pendant quelques instants, nous assistons à une perception changeante de tout ce qui nous entoure. – – – Les représentations débuteront à 18h00 et 19h00 les 26 et 29 mai dans la zone de baignade publique des Bains des Pâquis, juste à côté du restaurant. En cas de pluie, prenez un parapluie, car les performances auront lieu comme prévu.

RISA HORN est un artiste interdisciplinaire (visuel et performance) qui utilise l’art public comme outil pour créer de nouveaux territoires, qu’ils soient psychologiques, sociaux, politiques ou physiques. Ces actes de création artistique initient le choix de déterminer les qualités et les caractéristiques de notre monde et façonnent un récit social. Ses œuvres illustrent les personnes, les lieux, les plantes et leurs histoires, explorant comment les lieux et les environnements tiennent et façonnent nos récits internes et culturels. Risa est née et a grandi à la périphérie de Washington DC, aux États-Unis. Fille et petite-fille d’artistes, elle est fortement influencée par l’histoire de la migration intercontinentale de sa famille. En conséquence, l’intégrité, la gentillesse, l’ingéniosité, l’histoire, les relations intergénérationnelles et l’engagement politique sont primordiaux pour elle, dans la vie et dans le façonnement de son processus de recherche et de collaboration in situ.
Actuellement basée à Boston, Massachusetts, aux États-Unis, Risa va déménager à Sierre cet automne pour poursuivre une maîtrise en art dans l’espace public de l’École cantonale d’art du Valais.