Ateliers de réflexion | Utopiana
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Ateliers de réflexion

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Radical Mycology
Peter McCoy (en anglais)

24 février à 18h au Commun
Les champignons (de toutes sortes, y compris levures, lichens et moisissures) sont partout autour de nous, formant des symbioses avec toutes les plantes et les animaux, et jouant un rôle critique qui permet de conserver intacts les réseaux écologiques. Pourtant, la plupart des gens ignorent la nature incroyable et ubiquitaire du règne fongique. Dans sa conférence, Peter McCoy proposera de nombreux moyens pour dissiper ce paradoxe.
Depuis l’importance écologique des champignons et leur histoire très riche en lien avec les cultures humaines autour du monde, jusqu’aux potentialités de plus en plus importantes que la culture des champignons peut adresser à l’éventail de nos problèmes globaux des plus urgents. Cet événement spécial vous emportera en profondeur dans la sphère fongique. En résultera peut-être un changement de votre perception des champignons, et du monde en général.

Nourriture – biopolitique – biocolonialité
Mindaugas Gapševičius et Juan Pablo Diaz (en anglais)

2 mars à 19h au Commun
Entre 2014 et 2016, un groupe d’artistes et de scientifiques ont travaillé ensemble sur le projet « Between Arts and Biological Science: Green Technology and the Concept of Phytomining ». Le but du projet était de créer un système de remédiation autonome qui pourrait fonctionner sans apport externe. Le projet s’est déroulé à travers des conférences, des résidences, une exposition et un texte. Mindaugas discutera d’une série de concepts, de modèles et d’installations autour de l’idée de phytominage, c’est-à-dire la capacité des microorganismes, des champignons, plantes vertes ainsi que leurs enzymes des restaurer la condition initiale d’environnements altérés. En parlant de phytominage, de brevets open source, de systèmes autonomes et d’excréments de nourriture, Juan Pablo Diaz introduira les projets « Nourriture— biopolitique — biocolonialité » et « Postapocalypse Now », qui culminera dans un système de fosses septiques et un réseau de drains dans son voisinage de la banlieue de Berlin.

Les champignons à la fin du monde : sur la possibilité de la vie dans les ruines capitalistes.
Vidéoconférence avec Anna Tsing, avec la participation de Gene Ray (en anglais)

8 mars à 19h au Commun

Après que les Américains aient largué une bombe atomique sur la ville d’Hiroshima pendant la Seconde Guerre mondiale, la première chose vivante qui s’est développée dans le paysage brûlé et grillé était le matsutake. Avec ces champignons, les personnes déplacées et sans pouvoir ont trouvé la vie sur des paysages explosés. Matsutake, ce champignon sauvage mondialisé, nous accompagne pour voir la situation ruinée du monde après l’avènement du capitalisme moderne. Si nous devons survivre dans les « ruines du capitalisme » – ce que certains appellent l’Anthropocène – nous avons besoin d’un exemple de la façon dont des connexions totalement inattendues peuvent être faites entre l’économie, la culture, la biologie et les stratégies de survie.

Wasteland Liquified
Martin Dornberg & Daniel Fetzner avec la participation de Kalevi Kull et Ekaterina Velmezova (en anglais)

11 mars à 15h au Commun

Dans les discussions actuelles, l’humain est de plus en plus souvent perçu comme un agent social dans le contexte d’une écologie complexe des micro et macro structures de formation matérielles. Quels sont les signes, les rencontres, les embeddings de l’installation Wasteland, les objets, les sons et les organismes vivants ?

Visitez le site web http://waste.metaspace.de avant de participer !

(Pour) des réseaux sémiotiques
Kalevi Kull & Ekaterina Velmezova

11 mars à 18h au Commun

Au centre de cette intervention il y a la notion de l’Umwelt (environnement, monde alentour) formulé par Jakob von Uexküll. En particulier vu à travers le prisme de la « tradition sémiotique saussurienne » (avant tout à travers le fameux principe de synchronicité qui a révolutionné de nombreux champs du savoir dans la première moitié du 20e siècle), l’écologie d’Uexküll permet d’affirmer que les écosystèmes existent et fonctionnent selon leurs liens sémiotiques ; qu’aucun organisme ni aucune espèce ne vivent seuls ; que créer un morceau de vie sauvage équivaut à créer une communauté sémiotique ; qu’une communauté sémiotique « riche » est nécessaire à une communauté « locale ». Ces idées impliquent un certain nombre de principes généraux permettant de préserver (et si nécessaire de restaurer) la « richesse sémiotique » d’un espace.


 

Radical Mycology
Peter McCoy (in English)

February 24th at 6PM at Le Commun
Fungi (i.e. mushrooms, yeasts, lichens, molds) are everywhere around us, forming symbioses with all plants and animals, and performing critical roles that keep complex ecological webs intact. And yet, most people are completely unaware of the incredible and ubiquitous nature of the Fungal Kingdom. In this presentation, author Peter McCoy will present many means for dispelling this paradox. From the ecological importance of mushrooms and other fungi, to their rich history with human cultures around the world, to the increasingly profound potential for mushroom cultivation to address a range of pressing global issues, this special event will take you deep into the fungal realm. The result just may change the way you look at fungi, and the world at large.

Food-Biopolitics-Biocoloniality
Mindaugas Gapševičius and Juan Pablo Diaz (in English)

March 2nd at 7PM at Le Commun
Between 2014 and 2016, a group of artists and scientists have been working together on a project entitled “Between Arts and Biological Science: Green Technology and the Concept of Phytomining”. The goal of this project was to create an autonomous remediation system that could work without outside input. The project unfolded through conferences, residencies, an exhibition and a text. During the presentation, Mindaugas will discuss a series of concepts, of models and of installations around the idea of phytomining – the ability of microorganisms, mushrooms, green plants and their enzymes to restore the initial condition of altered environments. By talking about phytomining, open source patents, autonomous systems and food excrements, Juan Pablo Diaz will introduce the projects entitled “Food-biopolitics-biocoloniality” and “Postapocalypse Now”, that will culminate in a system of septic tanks and a drainage system in his neighbourhood located in a suburb of Berlin.

Mushrooms at the End of the World: On the Possibility of Life in Capitalist Ruins
Videoconference with Anna Tsing with participation of Gene Ray (in English)

March 8th at 7PM at Le Commun
After the Americans dropped the bomb on the town of Hiroshima during the Second World War, the first living thing that developed in the burned and roasted landscape was the Matsutake. With these mushrooms, the displaced and powerless people found life in the exposed landscape. The Matsutake, this wild mushroom which grows world-wide, will help us to consider the ruined state of the world after the advent of modern capitalism. Should we follow in the “ruins of capitalism” – what some refer to as the Anthropocene – we need an example of unexpected connections operating between economy, culture, biology and survival strategies.

Wasteland Liquified
Martin Dornberg & Daniel Fetzner with participation of Kalevi Kull and Ekaterina Velemzova (in English)

March 11th, 3PM at Le Commun
In current discussions, the human is more and more often perceived as a social agent in a context of a complex ecology of micro and macro structures of material formations. What are the signs, the encounters, the “embeddings” of the WASTELAND installation – the objects, the sounds the living organisms?
Before participating, please visit our website http://waste.metaspace.de

(For) Semiotic Web(s)
Kalevi Kull & Ekaterina Velmezova

March 11th, 6PM at Le Commun
Central to this intervention is the Umwelt-principle formulated by Jakob von Uexküll. Seen through the prism of the “Saussurean semiotic tradition” in particular (above all through the famous synchronicity principle which revolutionised numerous fields of knowledge in the first half of the twentieth century), Uexküllian ecology enables us to affirm that ecosystems exist and function due to their semiotic bonds; no organism or specie lives alone; creating an instance of wild life equates the creation of a semiotic community: a “rich” semiotic community is necessary a “local” community. These ideas imply a certain number of general principles that allow to retain (and if necessary to restore) the “semiotic richness” of an area.