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Résidence septembre, novembre

Banque de semences migrantes

« J’ai créé récemment une « banque de semences migrantes », une archive qui tente de cartographier les activités liées à l’agriculture accomplies par des immigrés en Italie, pour leur propre consommation, et concernant des variétés qui ne sont pas « locales ».

Outre cette cartographie, la création de cette banque a pour objectif d’implémenter et de reproduire localement (c’est-à-dire de naturaliser) la biodiversité associée à ces activités. C’est à ce second niveau que je souhaite développer à Genève une banque que l’on puisse considérer comme une archive vivante, capable d’interagir avec le monde extérieur – local – et de l’affecter.
Ce processus implique plusieurs risques/opportunités, associés surtout avec la définition du « soi ». Puisque nous sommes ce que nous mangeons, et que nous mangeons ce que nous cultivons, nous pourrions dire que nous sommes, dans un certain sens, ce que nous cultivons. Un légume/corps étranger est-il un cheval de Troie capable de détruire notre identité, ou représente-il une opportunité de la développer ? Cette question abyssale peut être contournée, le corps étranger se trouvant lui-même dans un processus de transformation lorsqu’on l’introduit dans un nouvel environnement. Reproduire localement un légume appartenant à un microclimat particulier implique son adaptation/transformation, et par conséquent la « création » d’une biodiversité nouvelle. Alors que les banques de graines existantes sont destinées à la protection d’une biodiversité anciennement créée, l’Archive Vivante se projette principalement et surtout dans un futur.

Dans cette perspective, l’archive pourrait être activée afin de rompre le monopole de la bio-ingénierie et de se réapproprier les potentialités de transformation-adaptation des végétaux en conditions de mutation – en évitant bien sûr la manipulation directe de leurs gènes. Si la seule réponse à l’appropriation capitaliste de la biodiversité (par les OGM entre autres) se trouve dans la conservation, l’on risque de s’engager dans une bataille rétrograde. La conservation devrait être couplée à la création et la transformation, ainsi qu’à l’adaptation aux différents et multiples goûts et climats locaux – et/ou aux changements climatiques. L’anthropologie ainsi que la géographie de la production alimentaire subiront probablement de profondes transformations pendant des décennies, en guise de conséquence des migrations et des changements climatiques. Au niveau de nos savoir-faire, l’intention et la compréhension des pratiques agricoles devraient évoluer pour se réapproprier l’« initiative » de la création de nouvelles variétés*. Contre la tendance à la redécouverte d’exclusivités idéologiques touchant aux origines des aliments – souvent couplées à une acception naïve du naturel – je pense que nos efforts doivent se diriger vers la restauration du dynamisme, compris comme un principe clef au sein des pratiques agricoles ».

*Il est possible de créer de nouvelles variétés de végétaux par la « sélection », c’est-à-dire en ne permettant qu’aux seuls individus montrant des caractéristiques désirables de produire des graines. Une autre méthode procède par croisements. La pollinisation croisée par exemple, hybride au moins deux variétés, pour les replanter et les stabiliser graduellement afin de fabriquer une nouvelle espèce végétale.

Biographie

Leone Contini est un artiste italien qui possède un bagage anthropologique. Il a obtenu sa thèse en anthropologie culturelle à l’université de Sienne.
Son travail adopte généralement un point de vue communautaire et ses mediums incluent des performances-lecture, des interventions collectives dans l’espace public, des récits textuels et audiovisuels, du blogging et de l’auto-publication.
Sa recherche se concentre sur les frictions interculturelles, les relations conflictuelles et de pouvoir, les migrations et les diasporas, visant à l’investigation, le questionnement et la redéfinition des motifs identitaires et des relations de pouvoir.
Plusieurs de ses projets récents sont en relation avec les communautés immigrées en Italie et questionnent l’économie informelle, les pratiques d’alimentation conviviale, le savoir traditionnel et son rapport aux identités nouvelles et l’hybridité – avec en arrière-fond de sa pratique la conscience d’une montée des comportements xénophobes et la récession économique prise comme « facteur urgent », pour tenter de renverser l’histoire dominante.
Selon l’imaginaire populaire – d’ailleurs dominant – les migrants sont perçus comme menaçant l’identité italienne ; dans ses contre-récits, la migration représente au contraire une opportunité de nous repenser dans une perspective plus complexe, dynamique et d’une façon productive de sens.

Residency September, November

Bank of the migrating germoplams

I recently created a « bank of the migrating germoplams », an archive aiming to map the farming activities performed by migrants in Italy for their own consumption, and therefore regarding varieties which are not « local ».
Beside mapping, the bank aims to implement and locally reproduce (=naturalize) the biodiversity associated with such activities. On this second level, which I would like to develop in Geneva, the bank can be consider a living archive, able to interact with the external world – the real? – and to affect it.
There are several risks/opportunities implied in this process, mainly related with the definition of the « self ». Since we are what we eat, and we eat what we grow, in a certain sense we are what we grow. A foreign crop-body is a Troy horse able to destroy our identity or is an opportunity to develop it? this gigantic question can be bypassed: the foreign crop itself is in fact undergoing a process of transformation while introduced into a new environment.
To locally reproduce a vegetable which comes from another micro-clime implies its adaptation/transformation, therefore implies the « creation » of biodiversity. While the existing seed banks aim to protect the biodiversity created in the past, the Living Archive is mainly projected into the future.
In this perspective the archive could be politically activated to break the monopoly of genetical engineerings by red-appropriating the skills of transforming-adapting the vegetables to mutable conditions – of course avoiding the direct manipulation of the gens. If the only answer to the capitalistic appropriation of the biodiversity (= OGM) is in fact the conservation, the risk is to engage in a retro-guard battle. Conservation should be paired with creation and transformation, adaptation to diverse tastes and local climates – and/or to climate transformations. Both the anthropology and the geography of food production will in fact undergo decades of deep transformations, as a consequences of migrations and climate changes. As a consequence of this our skills, aims and understanding of agricultural practices should evolve and re-appropriate the « initiative » of the creation of new varieties*. Against the tendency to rediscover exclusive ideological food-origins – often paired with a naive understanding of what is natural – I think that our efforts should go in the direction to restore dynamism as a pivotal principle of agricultural practices.

*A way to create new plant varieties is by ‘selection », c’est a dire by allowing only plants that show desirable traits to produce seeds. Another technique is crossbreeding, where the cross-pollination will hybridize two or more varieties, to be regrown and gradually stabilized as new vegetables.

Biography

I’m an Italian artist with an anthropological background. I got my thesis in Cultural Anthropology at Siena University.
My works are usually community-based and my mediums include lecture performances, collective interventions in public space, textual and audio-visual narratives, blogging and self-publishing.
My research is focused on intercultural frictions, conflict and power relations, displacement, migrations and Diasporas, aiming to investigate, to question and to re-shape identity patterns and power relations.

Many of my recent projects are dealing with migrant communities in Italy, in relation with topics such as informal economies, convivial and food practices, traditional knowledge and new identities, hybridism – the rising xenophobia and the economical recession being the “urgency factor” underlying my practices, my aim being the overturn of dominant narrations. According to the populist imagery – which is dominant indeed – Migrants are seen as a threat to the Italian identity; in my counter-narrations the migrations are instead an opportunity to rethink ourselves in a more complex, dynamic and generative way.

Residency May, June, July

Instability is part of the natural processes, of which also man is part. Instability is the engine of change, the continuous transformation of matter, of the becoming. Without instability all would be static and dead. Mankind doesn’t generate the instability itself, but it contributes to its acceleration. Neither “the end of the world” belongs to humans. We confused it with “the end of the human life”, according to an anthropocentric point of view. But the Earth, and nature, will surely survive also after the mankind extinction.
We have to rethink our relationship with the Earth in the prospective of a rapprochement to nature, to natural processes, and to life (bios), from a bio-logical point of view.

During her stay in Utopiana, she will develop suggestions arising from her previous work, Ciò che è vivo – culture tour. It is a long project that has given her a number of themes to explore. It is a research on the equilibrium between man and earth from the point of view of agriculture, organic agriculture, one of the first forms of culture,  to understand the principles for a cultural renovation in an ecological perspective. In the sense of the theme of Utopiana program, it is a work about the rediscovery of a biochore, and of a vision of men as one of the elements, among others, that determinates the ecosystem dynamics. On that direction Biodynamic agriculture offers a spiritual-scientific point of view, overcoming the classic dichotomous approach of Western thought, and proposing an holistic view closely linked to life.

One part of herpractice consists in making analysis by images of earth, leaves and fruits of Geneva: circular chromatographies, but also capillary dynamolysis, a similar technique which gives another kind of images.
The circular chromatography is a method of analysis of soils, plants and fruits, used by the biodynamic farmers to compare the characteristics of the analyzed matters. It is a laboratory process to create drawings, in which the analyzed substances manifest their characteristics in reaction to silver nitrate and to the light. They are a visible expression of the quality and of the vitality of the analyzed substance, and they could be read according to the parameters of beauty and harmony of shapes, as for artworks. She will make chromatographic analysis of soils, plants and fruits of Geneva to visualize their vitality and understand how the bio-chore of Geneva manifests itself in the living forms that are growing on that territory. There will be analyzes of good natural soils as polluted ones, eatable and toxic plants and fruits. The result will be a chromatographic landscape.
A part of this work will be made as a workshop, with people bringing samples to analyze, from home, or collected from affective places.
As the chora is the place of life becoming, Emanuela Ascari and her   will be modified by the chora of the place where she will live and work, growing together within the context of her residency. That is her natural approach.

Biography

Emanuela Ascari explores territories investigating the relation between man and environment, starting from a tension toward the earth, in pursuit of an ecology of thought at the intersection of nature, culture and ecosystem. She reworks landscapes, decomposing and recomposing them in installations, performances and sound environments in the search for connections between landscape and mindscape.

In 2015 she was selected to participate in the Artists in Residence program at the MACRO, Museum of Contemporary Art in Rome, where she exhibited developments of Ciò che è vivo – project, previously presented at the Fondazione Baruchello, Rome, and the PAV in Turin. She has been in various residencies from SOMA in Mexico City to  Art3 in Valence. She has exhibited in solo and group exhibitions in Italy and abroad, in both galleries and institutional spaces including the MACRO in Rome, the Sala Patria in Brasov, Romania, the Industrial Heritage Museum in Bologna, the Villa Croce Museum of Contemporary Art and Sala della Dogana in Genoa, the Delfini Public Library in Modena (Area Progetto-Civica Gallery), the Museum of Rural Life in Bologna, and the public art project Cuore di Pietra in Pianoro, Bologna.

Residency April-June

Planetary Erotics takes up residence in Geneva, somewhere between the birth of Dr Frankenstein’s Creature and the resurrection of CERN’s God Particle. Inside of this closed loop – the human is slowly destroying itself. Unable to escape from the binary violence written into our DNA, our cells and our desires – the human, homo oeconomicus or humanity as we know it (inside and out) is corrupted, overdetermined and overrepresented. A species-error that was miscoded through the Enlightenment and its legacy. Leaving us with today’s human that is nothing more than the sum of its dehumanizations.

But, all around us techno-global processes are re-ordering the scale and integrity of existence, from microbes to galaxies, flesh to factories, all processes seem to be unbinding nature, unbinding the human – therefore it is absolutely urgent to speak up, vote and simply join the conversation about what we are to become as a species.

Planetary Erotics is just such a politics, it is an attempt to twist and keep twisting the Enlightenment loop, until Frankenstein’s Creature starts to ass-fuck CERN’s God Particle, until their love-child appears as something other than an innate will to dehumanize.

Planetary Erotics in its current phase is an ongoing, roving research project, a disobedient experiment to find out if we can re-write, re-imagine and re-construct the human together/altogether.

This process of research gathers people from different backgrounds to test out both what it means to be human (we have bodies, differences, locations in time and space) – and to try and imagine what it could mean to be human (should we become telepathic, an interspecies superorganism, one hyper-body or just angels?)

The research so far has been conducted through “study groups” – informal gatherings where people with specific knowledge and experience are invited to share, discuss and disobey what they know, what they feel, what they are. The goal of these meetings is always two fold – first to examine the inherited definitions and values, prejudices and principles of being human. Much of these almost unquestioned definitions, that of our “species identity” our “biological facts” can be traced back to the Enlightenment. Following the first stage of disenchantment – the “study group” turns its attention to reconstruction, reimaging and revision. In short we ask, how do we rebuild together the human for the future?

Arjuna Neuman was born on an airplane, that’s why he has two passports. He is an artist, filmmaker and writer. With recent presentations at NTU Centre for Contemporary Art; the 56th Venice Biennale and SuperCommunity; the Haus Der Kulturen der Welt; Ashkal Alwan and the Beirut Art Centre; Le Gaite Lyric; the Canadian Centre for Architecture; and the Rat School of Art amongst others. As a writer he has published essays in Relief Press, Into the Pines Press, The Journal for New Writing, VIA Magazine, Concord, Art Voices, Flaunt, LEAP and e-flux.

 

Pour vous inscrire veuillez envoyer un e-mail à utopiana@utopiana.ch avant le 20 août, avec la mention « J’ai lu et je suis d’accord avec le protocole ».

PROTOCOLE

Pour la performance « L’acte/processus/rituel – Fureur »

L’acte/processus/rituel – Fureur est une pratique individuelle et collective d’une durée de deux heures. Elle mobilise comme outils d’investigation la vidéo, la photographie et différentes ressources de production sonore. L’enregistrement et la vision sont deux aspects d’un même processus. Comme pratique permanente accomplie par le théâtre desessence, l’acte / processus est la même réalité du côté du producteur (performer-chercheur) et du produit (l’événement de la performance), affecté dans le cours de la recherche.
La pratique performative avec l’accomplissement d’acte/processus-rituel, implique des rencontres de singularités diverses, articulant l’art, la clinique, le rite et le cinéma, à partir de la perspective anthropologique d’un relativisme dynamique qui exécute d’autres manières de faire au milieu de la vie.
L’acte/processus/rituel – Fureur, à travers la méthode de l’intuition et des procédures performatives et cinématographiques, explore la relation de l’image et de la temporalité du devenir avec le culte afro-brésilien appelé par son maître de Candomblé contemporaine, connexe à l’anthropologie de la perception, des formes de réception et d’appropriation de l’art,
Coordonné par le maître brésilien du Candomblé le Babalorixá Kabila Aruanda et la philosophe artiste-performer Clarissa Alcantara, l’acte/processus/rituel – Fureur propose les différents états d’incorporation éprouvés à partir de cette composition : l’art comme divinité; le kátharsis comme transe. Kátharsis dans le sens strict comme mode de purification-libération et aussi d’existence qui se produit à travers la décharge de sens et de sensations. Ainsi, nous allons travailler avec les matières suivantes : l’eau, la forêt, la terre, la lutte, le temps, l’homme. Un mode de mise en acte de l’énergie spirituelle de chaque Orixá liant d’une façon expressive et directe l’art et le sacré.
L’expérience sera vécue par les artistes adeptes du culte, mais aussi des participants qui seront costumés et visage voilé. Sera nécessaire l’acceptation d’être filmé et l’autorisation ultérieure pour diffusion des images (interdit au moins de 16 ans).

RESIDENCE: 16 juin au 16 juillet 2015

Biochrome (54)*

Un projet de recherche visuelle, textuelle et cartographique qui met l’accent sur la persistante expansion et les et caractéristiques habituelles et résiduelles de plantes urbaines considérées comme envahissantes, et souvent catégorisées par l’étiquette «  mauvaises herbes ». Ces « étrangers indésirables » ont tendance à se développer sur des terrains vagues, des bords de route, à travers des fissures dans les murs et les pavés, et encore en bordure des voies ferrées ou cachés entre les plantes « sélectionnées » des jardins de banlieue.

En essayant de localiser ces communautés végétales Mackey va esquisser une carte schématique de la ville de Genève créant ainsi un dialogue ludique entre l’embourgeoisement urbain et la mobilité biologique. Pour capturer la diversité structurelle de ces communautés, Mackey récoltera les pigments propores à chaque plante, en préservant leur intensité dans des flacons de verre, comme un portrait alternatif de la ville. L’utilisation humaine des extraits de pigments végétaux remonte à 10’000 ans et est l’un des sujets les plus anciens de la phytotechnie.

La principale fonction de la couleur des plantes n’est pas comme nous le présumons pour le simple plaisir esthétique, mais pour fournir des signaux visuels aux insectes et aux animaux afin de favoriser la pollinisation et la dispersion des graines, la protection contre les agents pathogènes et l’atténuation biotique et abiotique contre le stress. Influençant ainsi le transport des hormones de croissance (auxines) et permettant la fertilité des plantes. A une époque où le béton est la puissance dominante dans les villes, ces diverses niches biologiques deviennent essentielles pour les abeilles, les oiseaux et les autres insectes.

Pour accompagner ce travail, Mackey développe un texte spéculatif qui déconstruit des articles scientifiques existants sur la population des plantes envahissantes et sur l’effet environnemental qu’elles ont sur l’homme et les espèces terrestres indigènes. Ce texte va mettre l’accent sur des discours complexes définissant la notion d’« espèces invasives » et qui sont souvent à l’origine de construction de représentation comme celles des aliens de la science-fiction, des ennemis militaristes et des dangereuses nations étrangères. Le but sous-jacent à ce projet est d’explorer la mobilité socio-économiques entre les humains et les plantes dans notre désir de mise en forme d’un paysage « naturel » et l’idéologie destructrice d’un nationalisme radical.

Christine Mackey est une artiste qui vit et travaille en Irlande, au Centre de Sculpture de Leitrim. Sa recherche se base sur les les préoccupations environnementales en utilisant divers moyens et disciplines artistiques en fonction des contextes spécifiques à un lieu. Elle a participé à plusieurs résidences et expositions internationales et nationales, notamment : Delfina Foundation (2015), Flanagans Field Community Garden, Dublin, AIR Rejmyre Art Lab, Sweden (2014), Killruddery House and Gardens/Mermaid Arts Centre, Wicklow (2014); Art & Sustainability, Cambridge School of Art (2013) and ArtLink, Fort, Donegal (2013-2014)). Ses expositions personnelles récentes incluent : The Lung, Kings House, Boyle; Provisional AC Institute, New York; SEED MATTER, Limerick City Gallery of Art (2013); Labor on … as if, Draoicht Arts Centre (2013); Living Fields, Leitrim Sculpture Centre (2012) and Seed Matter and Other Stories, The Butler Gallery (2011). Ses récentes expositions collectives incluent Stir in the Pot Story, Delfina, Lindon, The Thin line, Oriel Myrddin Gallery, Wales, and The Garage Door Gallery, Holman Arts & Media Center, USA. Mackey a reçu les prix : Individual Artists Bursary Awards from the Arts Council of Ireland, et Leitrim County Council and Culture Ireland.

www.christinemackey.com


RESIDENCY: June 16 – July 16 2015

Biochrome (54)*

Visual, textual and cartographical research project that will focus on the persistence expansion of urban plants considered invasive and/or weed like forms and their habitual and residual characteristics. The location for these ‘uninvited outsiders’ tends to be sited on waste ground, growing close to road verges, through cracks in walls and pavements and often lining railway tracks or hidden amongst ‘selected’ plants in suburban gardens.

By utilizing the location of these plant communities that will begin from the garden at Utopiana at Avenue des Eidguenots, Mackey will devise a diagrammatic map of the city thus presenting a playful dialogue between urban gentrification, human taste and biological mobility.

Capturing the structural diversity of these niche communities, Mackey will harvest individual pigments from each plant – preserving their intensities in glass vials as an alternative portrait of the city. Human use of plant pigments extracts dates back 10,000 years and is one of the oldest subjects in formal plant science.

The main function of colour in plants is not as we may presume for the aesthetic consumption of human pleasure but for providing visual signals to insects and animals for pollination and seed dispersal, protecting against pathogens, mitigating against biotic and abiotic stress, influencing the transport of growth hormones (auxins), and enabling plant fertility. Where concrete is the dominant force in cities – these diverse biological niches become essential sites for bees, birds and other insects.

To accompany this work Mackey will develop a speculative text that deconstructs existing scientific papers on the invasive population of plants and there environmental stress on humans and native land species. This text will unpick complex discourses that surround ‘invasive species’ that often constructs images of science-fiction aliens, militaristic enemies, and dangerous foreign nationals. Underpinning this project is the exploration on the socioeconomic mobility between humans and plants in our shaping of a ‘natural’ landscape and the destructive ideology behind radical nationalism.

Christine Mackey is an independent studio-based artist at the Leitrim Sculpture Centre. Her research-based practice is rooted in environmental concerns and the development of meaningful participation working across a range of disciplines and site-specific contexts. She has participated on a range of international and national residency/exhibition programmes including: Delfina Foundation (2015), Flanagans Field Community Garden, Dublin, AIR Rejmyre Art Lab, Sweden (2014), Killruddery House and Gardens/Mermaid Arts Centre, Wicklow (2014); Art & Sustainability, Cambridge School of Art (2013) and ArtLink, Fort, Donegal (2013-2014)). Recent solo exhibitions include The Lung, Kings House, Boyle; Provisional AC Institute, New York; SEED MATTER, Limerick City Gallery of Art (2013); Labor on … as if Draoicht Arts Centre (2013); Living Fields Leitrim Sculpture Centre (2012) and Seed Matter and Other Stories The Butler Gallery (2011). Recent group exhibitions include Stir in the Pot Story, Delfina, Lindon, The Thin line, Oriel Myrddin Gallery, Wales, and The Garage Door Gallery: Holman Arts & Media Center, USA. Mackey has been in receipt of Individual Artists Bursary Awards from the Arts Council of Ireland, Leitrim County Council and Culture Ireland.

www.christinemackey.com

Livret de l’exposition avec programme complet ici :

B&A-programme complet

Ci-dessous le calendrier des interventions :

Impression

La Bête et l’Adversité : Disposer plutôt qu’exposer

Utopiana, av. des Eidguenots 21, 1203 Genève
Le Commun, rue des Bains 28, 1205 Genève

Materia Medica : 2 sept. 2015 à 18h et 6 sept. 2015 à 14h, Utopiana

Mycélium Remédium : 26 août, 4 et 16 sept. 2015 à 15h et 6 sept. à 16h, Utopiana
Champignon Party : 17 sept. 2015, Le Commun

A wild fermentation’s banquet : ateliers du 10 au 14 sept. 2015 à 14h, Utopiana
Banquets les 12 et 14 sept. 2015 à 20h, Utopiana

Seed Journey : 14 sept. 2015 à 18h, Utopiana


THE BEAST AND ADVERSITY: ARRANGING RATHER THAN EXHIBITING

Utopiana, av. des Eidguenots 21, 1203 Geneva
Le Commun, rue des Bains 28, 1205 Geneva

Materia Medica: 2 September 2015 at 6 pm and 6 September 2015 at 2 pm, Utopiana

Mycélium Remédium: 26 August, 4 and 16 September 2015 at 3 pm, and 6 September at 4 pm, Utopiana

Champignon Party: 17 September 2015, Le Commun

A Wild Fermentation’s Banquet: Workshop from 9 to 14 September 2015 at 2 pm, Utopiana. Banquets on 12 and 14 September 2015 at 8 pm, Utopiana

Seed Journey: 14 September 2015 at 6 pm, Utopiana

La Bête et l’adversité : Performances

Le Commun – Salle de performance
rue des Bains 28, 1205 Genève

16 août 2015 à 17h : Altar : présentation

21 août 2015 à 18h : Cosmocouleurs

22 août 2015 à 18h : L’acte/processus/rituel – Fureur

23 août 2015 à 18h : Pourparlers avec Kabila Aruanda

28 août 2015 à 18h : Barat(h)a

30 août – 4 sept. 2015  : Altar

ENGLISH BELOW

 

La Bête et l’adversité : Ateliers de réflexion

Le Commun – Salle de conférence
rue des Bains 28, 1205 Genève

16 août 2015 à 18h : L’art involontaire, Gilles Clément

19 août 2015 à 18h : Quelle place pour l’humain dans la nature ?, Philippe Roch

25 août 2015 à 18h : La vie rêvée des bêtes, Anabelle Dufourcq

27 août 2015 à 18h : Le jardin de…, Flore Garcin-Marrou

29 août 2015 à 18h : La chute du ciel, Jean-Christophe Goddard & Guillaume Sibertin-Blanc

3 septembre 2015 à 18h : Instinct/pulsion/désir, Stefan Kristensen

15 septembre 2015 à 19h : The Ecology of Wonder : between the body and the breathing earth, David Abram
Ateliers à Utopiana les 11 et 12 septembre 2015 avec David Abram


THE BEAST AND ADVERSITY: REFLECTION WORKSHOPS

Le Commun – Conference hall

rue des Bains 28, 1205 Geneva

16 August 2015 at 6 pm: Involuntary art. Gilles Clément.

19 August 2015 at 6 pm: What place for humans in nature? Philippe Roch.

25 August 2015 at 6 pm: The imagined life of beasts. Anabelle Dufourcq.

27 August 2015 at 6 pm: The garden of… Flore Garcin-Marrou.

29 August 2015 at 6 pm: The falling sky. Jean-Christophe Goddard and Guillaume Sibertin-Blanc.

3 September 2015 at 6 pm: Instinct/urge/desire. Stefan Kristensen.

15 Septembre 2015 at 7 pm: The Ecology of Wonder: Between the body and the breathing Earth. David Abram.

Workshops at Utopiana on 11 and 12 September 2015, with David Abram.

La Bête et l’adversité : Parcours

Le Terrier : exposition du 7-17 septembre 2015, place des Volontaires

Renaturation de l’Aire : RDV sur la route de l’Aire, au bord de la rivière, à la hauteur de l’autoroute
23 août 2015 à 7h, 30 août 2015 à 11h, 13 septembre 2015 à 19h

Psychogéographie : RDV à l’espace Le Commun, rue des Bains 28, 1205 Genève
20, 24 août et 3 sept. 2015 à 18h, 22, 29 août et 13 sept. à 14h

Je ne sais plus marcher : RDV à l’espace Le Commun, rue des Bains 28, 1205 Genève
5 sept. 2015 à 10h

Geneva Disaster Detour : infos et inscription à zer0epartment@cyberservices.com et www.zer0epartment.yolasite.com
19, 26 août et 2, 9 sept. 2015 à 14h30

 

La Bête et l’adversité : exposition permanente

Le Commun
rue des Bains 28, 1205 Genève
du 15 août au 17 septembre 2015
de 11h à 18h
(ouverture exceptionnelle le 17 sept. jusqu’à 21h)

Ana Teresa Barboza – Des empreintes végétales
Belle Benfield – Materia Medica
Ursula Biemann & Paulo Tavares – Forrest Law-Selva Juridica
Thierry Fontaine – Echo
Coco Fusco – Observations of Predation in Humans
Aurélien Gamboni & Sandrine Teixido – Helsegga Talks
Alexandre Joly – Grande Cérémonie
Vanessa Mayoraz – Infrastructure
Andrew Scott-Ross – Dry Erase
Isabelle Papaloïzos – Eden
Andrey Prigov – Les Horizons de la zoomécanique applicable
Marie Velardi – Désorienteur Temporel
Plantopic – Sphaire-Atlas
Le Pote à Jean – Potager urbain


THE BEAST AND ADVERSITY: PERMANENT EXHIBITION

Le Commun
Rue des Bains 28, 1205 Geneva
from 15 August to 17 September 2015
11 am to 6 pm
(special opening on 17 September until 9 pm)

Ana Teresa Barboza – Vegetable prints
Belle Benfield – Materia Medica
Ursual Biemann and Paulo Tavares – Forrest Law-Selva Juridica
Thierry Fontaine – Echo
Coco Fusco – Observations of Predation in Humans
Aurélien Gamboni and Sandrine Teixido – Helsegga Talks
Alexandre Joly – Grand Ceremony
Andrew Scott-Ross – Dry Erase
Isabelle Papaloïzos – Eden
Andrey Prigov – The horizons of applicable zoomechanics
Marie Velardi – Temporal Disorienter
Plantopic – Sphaire-Atlas
Le Pote à Jean – Urban garden